Deux grenoblois dans le sud

Deux grenoblois dans le sud

GRENOBLE : Quelques célébrités qui ont marqué la ville au fil des ans...

Quelques célébrités qui ont marqué la ville de Grenoble. 

Nous les connaissons mais qu'en savons-nous ?

 

 

 

Né en 1030 : Saint-Bruno

Fondateur de l'Ordre des Chartreux. Il aurait été canonisé le en 1514 par le Pape Léon X. Il serai né à Cologne mais très vite s'est installé dans la solitude du désert de la grande chartreuse sur les conseils de l'Evêque de Grenoble Saint Hugues de chateauneuf.

Voir mon article « Le Monastère de la Grande Chartreuse » dans la catégorie « tourisme et traditions en Isère ».

 

Né en 1709 : Jacques de Vaucanson

Inventeur et mécanicien, il commence par réparer les horloges et les montres de son quartier puis construit son premier automate, le flûteur qui joue de la flûte traversière. Il perfectionne les métiers à tisser en les automatisant. Ses travaux ont permis de mécaniser la manufacture royale de soie de la famille Deydier, près d'Aubenas (Ardèche) et Pélussin (Isère). Il est donc connu pour sa production d'automates. (le flûteur automate, le joueur de tambourin, un canard qui donnait l'illusion de manger, digérer et éliminer la nourriture et l'eau qu'il ingérait). Il est crédité de l'invention du premier tour métallique en 1751.Il créa une chaîne qui porte son nom ainsi qu'une machine pour en fabriquer les mailles toujours égales.

 

Né en 1764 : Camille TEISSEIRE 

Industriel, agent national de la Convention, député, Camille Teisseire négociant et fabriquant de liqueur à Grenoble, ébauche de ce qui donnera plus tard l'entreprise Teisseire. C'est en effet le grand-père de Camille qui fonde l'entreprise Teisseire à Grenoble. Son père, Matthieu II Teisseire (1724-1781) a hérité de la fabrique de liqueurs. Teisseire est aujourd'hui une entreprise spécialisée dans la fabrication de sirops et de jus de fruits commercialisés sous le même nom. Le siège social de l'entreprise est situé à Crolles (isère). Teisseire est l'inventeur du sirop en bidon.

 

Né en 1768 : Joseph Fourier

Mathématicien, physicien et préfet de Grenoble de 1802 à 1815 a notamment découvert Champollion et lui a permis de suivre les enseignements du lycée de Grenoble pour devenir l'homme qu'il est devenu.

 

Né en 1783 : Henry Beyle 

Dit Stendhal, écrivain : voir l'article «Brangues illustre village isérois» dans la catégorie «Tourisme et découverte en Isère ».

 

Né en 1786 Louis Joseph VICAT 

Ingénieur grenoblois, inventeur du ciment artificiel. Il étudie le mécanisme de prise des chaux naturelles et découvre leurs principes d'hydraulicité. Cela permet la fabrication de la chaux hydraulique artificielle et du ciment naturel à partir de 1817. Il découvre le clinker,élément constitutif du ciment lent, et permet la fabrication artificielle du ciment. Il invente également l'aiguille Vicat qui permet de déterminer le temps de prise. Vicat ne prit aucun brevet d'invention, publia une liste des carrières à exploiter les ciments, refusa un fauteuil à l'Académie des sciences afin de poursuivre ses recherches ; ce qui lui valut une reconnaissance internationale.

 

Né en 1790 : Jean-François Champollion 

Dit Champollion, né le 23/12/1790 à Figeac dans le Lot est mort le 04/03/1832 à Paris, est un égyptologue français, déchiffreur des hiéroglyphes. Il est considéré comme le père de l'égyptologie. Il appartenait à une famille peut-être originaire du hameau de La Roche à Valjouffrey (Isère). Champollion disait de lui-même « Je suis tout à l'Égypte, elle est tout pour moi ».

C'est son frère Jacques Joseph qui dirigera son éducation à Grenoble puis il décide de le confier à l'abbé Dussert, pédagogue réputé de Grenoble. L'abbé lui enseigna le latin et le grec puis l'étude de l'hébreu et des rudiments d'arabe, de syriaque et de chaldéen.  En mars 1804, il est admis avec une bourse au lycée impérial de Grenoble (actuel lycée Stendhal) après en avoir brillamment passé le concours. Il eut pour maître l'abbé Claude-Marie Gattel, qui l'aida dans son apprentissage linguistique et le botaniste Dominique Villars. Il étudia, à côté des mathématiques et du latin, les deux grandes disciplines du Lycée, les langues anciennes. Il rencontra alors Dom Raphaël de Monachis, moine grec. C'est à cette époque que naît sa passion pour les hiéroglyphes égyptiens.

En septembre 1807 il présente à l'Académie des sciences et des Arts de Grenoble un essai de description géographique de l'Egypte avant la conquête de Cambyse, obtient un grand succès et en devient membre correspondant. Le déchiffrement des hiéroglyphes est un travail de longue haleine : débuté avant 1807, il découvre en 1808  le principe de ligatures (regroupement) des signes. En 1810 il émet l'idée que les signes peuvent être idéogrammes (exprimant une idée) ou phonogrammes (exprimant un son). En 1812 il établit une chronologie des écritures, les cursives étant une version simplifiée et postérieure aux hiéroglyphes.

En 1816 il est exilé à Figeac, en raison de ses opinions bonapartistes et doit interrompre ses recherches. Il revient à Grenoble en 1817 et se marie avec Rosine Blanc en 1818. Devenu professeur-adjoint d'histoire à l'université de Grenoble, il poursuit l'étude des hiéroglyphes. À partir de 1821 il déchiffre les premiers cartouches et le 27/09, il écrit la lettre à Mr DACIER relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques dans laquelle il fait part de sa découverte d'un système de déchiffrement des hiéroglyphes :

«C'est un système complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot» Il faudra encore deux ans à Champollion pour publier son Précis du système hiéroglyphique des anciens égyptiens et ouvrir les portes de l'égyptologie scientifique. Ses découvertes suscitent cependant controverses et critiques de la part de ses contemporains, il est pourtant nommé en 1826 conservateur chargé des collections égyptiennes au Musée du Louvre.

De1828 à 1830 il réalise enfin son rêve : il part pour une mission scientifique en Egypte et y recueille de nombreuses données et objets. De retour à Paris il obtient la chaire d'Antiquité égyptienne au collège de France. Il meurt a Paris le 4 mars 1832 à l'âge de 41 ans. Son nom a été donné, entre autres, à des lycées de Grenoble Dijon, Figeac ainsi qu'à l'université d'Albi.

 

Né en 1801 : Xavier Jouvin 

Inventeur et gantier ; cadet d'une dynastie de maîtres gantiers grenoblois, il est apprenti gantier chez son grand-oncle Hugues Jouvin avant de revenir à Grenoble en 1818-1820 pour étudier entre autres la mécanique et l'industrie textile avant de revenir à Paris. Il continue son activité de gantier à Grenoble. Il étudie l'extensibilité des peaux ainsi que la forme des mains qu'il classe en 322 types et 32 tailles. De là il invente le calibre. Il dépose un brevet en 1832 et 1834 et obtient l'exclusivité de son système qui rend la coupe plus précise.

En 1838, il perfectionne son système qui permet de découper 6 gants à la fois et obtient un nouveau brevet et surtout une médaille de bronze à l'exposition industrielle de Paris de 1839. La mécanique entre dans la ganterie d'autant plus facilement que les gants sont moins chers, plus seyants et de meilleure qualité. Conscient que son système met en difficulté les coupeurs gantiers, Xavier Jouvin reverse à partir de 1841 une part des bénéfices de ses coupes à la Mutuelle d'entraide des gantiers grenoblois, première société mutuelle.

 

Né en 1833 : Arisitide Bergès 

Ingénieur, inventeur des conduites forcées et de la houille blanche (1878).

 

Né en 1873 : Léon Martin 

Fils d'agriculteurs, Léon Martin fait des études de médecine et de pharmacie à Grenoble, Docteur dans les deux disciplines, il devient professeur de chimie et de toxicologie à l'école de médecine de Grenoble, et, peu après directeur de cet établissement. Dispensé de ses obligations militaires, il s'engage cependant en septembre 1914, Il est au front pendant cinquante-deux mois, et son attitude lui vaut d'être décoré de la légion d'honneur. Démobilisé en janvier 1919, il retourne enseigner et militer à Grenoble. Conseiller municipal en 1925. Il devient alors adjoint au maire, chargé de l'Instruction publique et de l'hygiène. En 1932, après la mort de Paul Mistral, Léon Martin lui succède comme maire. Léon Martin poursuit le socialisme municipal de Paul Mistral : il fait construire de nouveaux logements sociaux, soutient l'enseignement, crée une école hôtelière, et une Amicale laïque, dont il devient président, jusqu'aux années 1960. En 1936 il est élu député.

Le 10 juillet 1940, Léon Martin s'engage ensuite dans la résistance comme dirigeant fondateur du réseau Franc-Tireur dans la région alpine. Il distribue des tracts et des journaux clandestins et aide les réfractaires au STO à rejoindre le maquis. Il est arrêté le 4 avril 1943 par des soldats italiens et incarcéré aux Forts de l'Essaillon. Cinq mois plus tard, il s'évade, et retourne en France et participe alors à la Résistance.

En 1944, il décide de se retirer de la vie politique, mais, sous la pression des militants socialistes isérois, il mène la liste SFIO aux élections municipales de 1945 et redevient maire. Il est réélu en 1947 et 1953, puis se retire définitivement en 1959, ne présentant pas sa candidature. Pendant cette seconde période à la tête de la mairie, Léon Martin favorise l'industrialisation, le développement de l'hydroélectricité et du tourisme et de l'enseignement supérieur.

 

Né en 1877 : Raoul Blanchard 

Géographe français, il est nommé à la Faculté des lettres de l'université de Grenoble et fonde en 1907 un centre d'étude sur les Alpes françaises, alors fort mal connues, l'Institut de Géographie Alpine et d'une revue, qui devient en 1920 la revue de géographie alpine, à laquelle il collabora pendant cinquante ans. Ll'institut existe toujours aujourd'hui. Raoul Blanchard est ensuite nommé professeur de géographie à Harvard aux il s'intéresse alors au Canada.

 

Né en 1882 : Paul-Louis MERLIN 

Industriel, co-fondateur de Merlin-Gérin. Créé en 1920, Merlin Gerin est un ancien groupe spécialisé en matériel électrique racheté par Schneider Electric très présent dans l'agglomération grenobloise. Né le 27 novembre 1882, place Saint André, à Grenoble. Il est placé très tôt en nourrice au pied du Belledonne, à Theys. C'est de là qu'il tiendra sa passion pour la montagne. Son intelligence est remarquée par son instituteur. Après son diplôme et son service militaire, et deux courtes expériences professionnelles, il entre aux établissements Maljournal et Bourron, à Lyon. Dans cette entreprise de matériel électrique, il devient directeur des Fabrications en 1914. Mobilisé, il n'est pas envoyé au front, il retourne en 1919 chez Maljournal et Bourron, où il rencontre Gaston Gerin qui dirige le bureau d'études. Les deux compères, à l'initiative de Paul-Louis Merlin, décident de créer leur propre affaire. Compte tenu de leur expérience et du climat industriel de l'époque, où l'électricité entre en force, ce sera principalement une entreprise de matériel électrique. Ils disposent de très peu de moyens... aidés par les uns et les autres, l'usine Merlin-Gerin peut ouvrir le 1er janvier 1920, avec 27 personnes ; elle en comptera 8 000 en 1970. Connaissant bien la fabrication, Paul-Louis Merlin exige une qualité irréprochable qui fera très rapidement la notoriété de la jeune société, laquelle prospère très vite. Jusqu'à la fin des années 1930, sont surtout fournis des produits haute tension (HT) demandés par la Marine, les mines et l'industrie lourde, c'est-à-dire des matériels blindés, antidéflagrants ou anti-grisouteux (cuirassés Richelieu et Jean Bart, mines d'Anzin, raffineries Standard Oil). C'est pendant cette période que sont créés les laboratoires d'essais. 

Gaston Gerin décède en 1943. Paul-Louis Merlin se retrouve seul aux commandes. La fin de la guerre de 1939-1945, la reconstruction et le développement du pays ont apporté de profonds changements dans l'entreprise, En 1949, un brevet a été déposé pour une belle innovation marquante : le disjoncteur pneumatique avec soufflage de l'arc à sec, le Solenarc. De sorte que, entre 1950 et 1970, le chiffre d'affaires se trouve multiplié par 10, le bénéfice net par 20, les effectifs par 2, le capital social par 6 ! 

Si le succès est pour une grande part lié à la qualité de fabrication, donc aux investissements consentis, il est aussi largement imputable à la formation des salariés : organisée dès 1923 sous forme de cours, puis par une école d'apprentissage en 1929, elle culmine avec la méthode de formation Merlin-Gerin. La promotion interne par cette voie est une caractéristique de l'esprit "Merger". Aussi, dans cette entreprise à la culture plutôt paternaliste au départ, la modification des structures en centres de profits ne sera guère facile. D'où peut-être les quelques grèves assez dures qui s'y dérouleront, notamment celle de 1979. En 1965, Paul-Louis Merlin cède son fauteuil de président à son fils aîné Paul ; lui-même, restant administrateur, continue à multiplier ses activités. On fait souvent appel à lui. Deux exemples: la création de la Promotion supérieure du travail à Grenoble,expérience pilote d'ascension sociale étendue en 1959 à toute la France ; et le sauvetage du couvent Sainte-Marie d'en-Haut, à Grenoble, qui a été transformé en Musée Dauphinois. À 78 ans, ce commandeur de la Légion d'honneur donne encore des conférences en Sorbonne sur le "décloisonnement". Il décède le 2 mai 1973 et est inhumé à Grenoble.

Merlin-Gerin est aujourd'hui incorporé dans le Groupe Schneider Electric avec sa propre marque, au même titre que Télémécanique et Square D.

 

Né en 1894 : Eugène Chavant 

Mécanicien de formation, il travaille aux Etablissements Neyret-Beylier comme simple ouvrier, il est alors enrôlé durant la première guerre mondiale. A la fin de la guerre, il est titulaire de la médaille militaire, de la Croix de guerre et de quatre citations. Militant socialiste entre les deux guerres, il est maire de saint Martin d'Hères, poste qu'il quitte pour entrer dans la clandestinité.  Il participe au mouvement de résistance Franc-tireur sous le pseudonyme de Clément et devient ainsi le chef civil du plateau du Vercors. Il se comporte comme un vrai chef en contrôlant toute la maintenance de la résistance (ravitaillement, transport, sécurité, parachutages...). Le 14 juillet 1944, il proclame même la République du Vercors. mais devant les attaques allemandes, s'estimant abandonné, il n'hésite pas à critiquer Alger à la veille du débarquement pour leur dire "Alors quoi ?, est-ce que vous vous moquez de nous ?"

A la libération, on lui propose le poste de préfet qu'il refuse. Il préfère se retirer dans une retraite digne et triste avec le sentiment d'avoir été abandonné par les alliés, ce qui augmente encore son prestige. Le général De gaulle le fait compagnon de la Libération le 20/11/1944. Il repose depuis 1969, date de sa mort, au Mémorial National de Saint-Nizier du Moucherotte, près de son compatriote François Huet.

 

Née en 1897 : Marie Reynoard 

Née en 1897, malgré une santé fragile qui l'a contrainte à faire des cures de repos à la montagne, elle s'engage dans la résistance dès 1940  en fondant le mouvement de résistance Vérité.  Elle réunit les premiers résistants de Grenoble dans son petit appartement du 4 rue Fourier. Marie Reynoard commence par distribuer des tracts provenant de Lyon. Ils sont acheminés par le train, grâce à des voyageurs complices qui les déposent dans un café situé en face de la gare, tenu par Louise Collomb. Cette dernière, courageuse résistante, cache également des aviateurs alliés abattus dans la région.

Marie Reynoard recrute des patriotes, va faire de la propagande gaulliste à la sorties des usines et apprend les règles du sabotage. Suite à une trahison, elle est arrêtée le 4 octobre 1942  elle est emprisonnée à Lyon. Jugée par le tribunal militaire de Lyon, elle est suspendue de ses fonctions puis libérée deux mois plus tard, pour raison de santé. À peine libérée, elle reprend ses activités clandestines. Ne faisant que de furtives apparitions à Grenoble, elle est arrêtée en mai 1943 à Lyon par un collaborateur de Klaus Barbie à la gestapo. Elle est déportée au camp de Ravensbrück avec 960 autres femmes en février 1944. Elle va faire l'admiration de ses compagnes de captivité. Cruellement mordue par un chien lancé contre elle par les gardes du camp, elle ne peut être soignée, ses plaies s'infectent et sous-alimentée, elle meurt d'épuisement au début de l'année 1945.

 

Né en 1898 : Conrad Kilian 

Géologue né en  1898 et décédé le 29 avril 1950 à Grenoble, il participe en 1921 à une expédition dans le Hoggar. De retour en France, il publie un mémoire dans lequel il soutient que les Tassili du Sahara central sont de formation ancienne et que le Sahara lui-même était occupé, il y a longtemps par une mer. Il a constaté la présence de micro-organismes, dont la décomposition a dû produire dans le sous-sol saharien des réserves de pétrole et de gaz. Il se heurte à l'incrédulité générale.

Jusqu'en 1939, il sillonne le Sahara à dos de chameau, mais il se heurte toujours au scepticisme des autorités. En 1943, il découvre que dans le territoire français de l'Aïr des minerais sont exploités par une puissance étrangère, l'Angleterre en l'occurrence. Il se dit suivi par des agents étrangers très intéressés par ses découvertes. Il est victime d'un empoisonnement par une plante saharienne. Humilié, se disant traqué ou persécuté par les compagnies pétrolières ou les puissances étrangères Conrad Kilian est retrouvé pendu à l'espagnolette d'une fenêtre de la pension de famille qui l'hébergeait, dans des conditions assez mystérieuses. L'enquête conclut au suicide. Les découvertes des gisements de gaz et de pétrole sahariens à partir de 1954 confirmeront que les affirmations de Kilian étaient exactes.

 

Né en 1904 : Louis Eugène Félix NEEL 

Major de promotion, agrégé, il prépare une thèse sous la direction de Pierre Weiss. Docteur ès sciences physiques en 1932, il est professeur à la Faculté des Sciences de Strasbourg.

En 1939, il est mobilisé et détaché auprès de la Marine nationale. Ses travaux sur la démagnétisation des navires de guerre, effectués en un temps record, ont permis d'épargner des centaines de vies lors du repli sur l'Angleterre en juin 1940. Professeur à la Faculté des Sciences de Grenoble il est successivement Directeur du Laboratoire des essais mécaniques de l'Institut Polytechnique de Grenoble puis Directeur du Laboratoire d'électrostatique et de physique du métal de Grenoble et enfin directeur du Laboratoire de magnétisme de Grenoble. En relation avec le Commissariat à l'Energie atomique, en 1957 il a participé à l'installation de la pile Mélusine au sein du Centre d'études nucléaires de Grenoble puis à celle de l'Institut Laue Langevin, première coopération scientifique franco-allemande d'envergure de l'après-guerre. Il devient membre étranger de la royal society.

Ses travaux sur la physique du solide concernant le magnétisme lui valent le Prix Nobel de Physique en 1970 partage avec Hannes Alfven pour le déplacement des particules électrisées et la propagation des ondes dans le  plasma de la magnétosphère.Il reçoit également divers prix et distinctions. Louis Néel meurt le 17/11/2000 à l'âge de 96 ans.

 

Né en 1921 : Lionel Terray,

Né à Grenoble le 25/07/1921, dans une famille aisée il devient guide de haute montagne. A trois ans et demi, il chausse les skis. Il passera toute son enfance et son adolescence à braver les interdits pour aller grimper en montagne. Dans les années 60 il s'installe comme paysan dans la vallée de Chamonix. et complète l'hiver les revenus de la ferme avec les gains des saisons de ski.

En 1941, il rentre à Jeunesse et Montagne, formation militaire dans laquelle il rencontre Gaston Rebuffat. « La conversation nous amena à parler de nos projets ; les siens me parurent complètement extravagants !… Sa conception de l'alpinisme, aujourd'hui courante, était très en avance sur son époque, et pour moi entièrement nouvelle. » En 1945, l'alpinisme devient toute sa vie. Il est instructeur à l'Ecole de Haute Montagne puis, l'hiver, moniteur de ski et, par la suite, guide : enfin libre !

« Né au pied des Alpes, ancien champion de ski, guide professionnel, alpiniste de grande course, membre de huit expéditions dans les Andes et l'Himalaya, j'ai consacré toute ma vie à la montagne, et, si ce mot a un sens, je suis un montagnard. »

À cette époque, Lionel réalise ses premières courses avec Louis Lachenal, c'est le début de grandes épopées sur les plus grandes faces des Alpes (grandes Jorasses et l'Eiger). En 1946, il quitte la France pour le Québec devenant entraîneur de l'équipe nationale de ski et revient en France en 1949 où s'installe finalement comme guide indépendant. En 1950 il participe à la célèbre expédition française à l'Annapurna avec Maurice Herzog, Louis Lachenal, Gaston Rebuffat Marcel ainsi que des cinéaste, médecins, diplomate et sherpas.

Le 19/09/1965 avec son ami Marc Martinetti, Lionel Terray fait une chute mortelle à la fissure en Arc de Cercle au Arêtes du gerbier dans le Vercors. Il est enterré à Chamonix. « Si vraiment aucune pierre, aucun sérac, aucune crevasse ne m'attend quelque part dans le monde pour arrêter ma course, un jour viendra où, vieux et las, je saurai trouver la paix parmi les animaux et les fleurs. Le cercle sera fermé, enfin je serai le simple pâtre qu'enfant je rêvais de devenir… » C'est ainsi qu'il conclut "Les Conquérents de l'Inutile"...

 

les contemporains...

 

MICHEL FUGAIN

Compositeur et chanteur. Après avoir abandonné ses études de médecine (son père, l'ancien résistant Pierre FUGAIN était diabétologue), il devient second assistant du réalisateur de Yves robert. En 1964, il écrit ses premières chansons. Il est interprété par Hugues Aufray Hervé Villard, Dalida Marie Laforêt etc. En 1972, c'est la naissance du Big Bazar  un groupe de 11 musiciens et 15 autres personnes, en tournée ils étaient jusqu'à 35. En 1977, naît la «Compagnie Michel Fugain» avec entre autres, Roland Magdane. En 1979, il fonde un atelier de comédie musicale à Nice. Il revient en 1988 avec la chanson Viva la Vida. A la mort de sa fille Laurette le 18/05/2002, il abrége sa carrière pour ne « s'attacher, désormais, qu'à l'essentiel ».

 

roland MAGDANE

Comique de son vrai nom Roland Magdanski, est né le 03/07/1949 à Grenoble. Après des études de médecine qui s'achèvent sur un échec, il décide d'entrer au cours Simon pour suivre une formation d'acteur dramatique. Il débute dans une comédie musicale dans un spectacle pour Michel Fugain avant d'enfin monter sur scène en solo dans les café-théâtres et d'entamer une carrière de tout premier plan à la télévision française, dans l'équipe de Stéphane Collaro. Il est invité à Montréal puis fera des tournées au Etats-Unis où il est élu meilleur comique étranger. Il passera neuf ans à tourner aux USA avant de revenir en France. En 2005, il fait sa rentrée avec son one man show qui tourne pendant deux ans, puis fait un grand retour à la télévision sur M6. Le 28 septembre 2007, il présente le spectacle Magdane Best of pour ses 30 ans de carrière .

1950 : Jean-claude GALOTTA 

Né le 07/04/1950 à Grenoble est  un danseur et chorégraphe français. Après un séjour à New-York il fonde en 1979 le groupe Émile-Dubois avec lequel il va réaliser dès lors ses plus importantes chorégraphies. Directeur du Centre chorégraphique de Grenoble il est considéré depuis le début des années 1980 comme l'un des plus importants représentants de la nouvelle danse française.

 

Né en 1956 : Jean-Marie MESSIER 

Ex-PDG de Vivendi Universal. Son ascension sociale et sa chute lui ont valu une grande notoriété. Polytechnicien énarque et inspecteur des finances, après un poste de directeur de cabinet (1986-1988) il occupe celui de conseiller technique chargé des privatisations au cabinet d'Edouard Balladur. En 1989 il devient banquier, en 1994, il est nommé directeur général de la Compagnie Générale des Eaux. À partir du milieu des années 90, il accompagne la Compagnie générale des Eaux dans sa transformation et la renomme Vivendi. Le groupe est alors très présent dans la communication avec Havas Canal+ et SFR.

Il rachète et revend différents actifs de plusieurs sociétés À cette époque, son surnom « J2M » issu de ses initiales est d'abord détourné en « J4M » (Jean-Marie Messier, Moi-Même) puis en J6M (Jean-Marie Messier, Moi-Même Maître du Monde) ou encore en J7M (Jean-Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde et de la Musique) En septembre 2001 il s'installe à New-York sur Park Avenue. En 2002 Vivendi s'enfonce dans les difficultés, et déclare des pertes records les plus importantes jamais enregistrées par une société basée en France. En juillet de la même année Jean-Marie Messier doit démissionner. Ses indemnités conventionnelles de 20 millions de dollars sont l'objet d'un contentieux judiciaire. Depuis 2005, Jean-Marie Messier vit entre New-York et Paris et dirige une entreprise de conseil. Il fait aussi en 2009 son retour sur la scène médiatique, notamment avec la publication d'un livre "le jour où le ciel nous est tombé sur la tête", et de nombreuses interviews. Cela donnera lieu à de nombreuses polémiques, notamment pour ses critiques et ses leçons quant à la gestion de la crise...

 

Né en 1957 : Jean-François DEREC 

Humoriste. Titulaire d'une maîtrise de physique, il a été notamment vice-champion Dauphiné-Savoie de tennis de table et laveur de vitres. Il débute à la télévision dans le Petit théâtre de Bouvard et la Classe puis devient chroniqueur dans l'émission de Laurent Ruquier « on a tout essayé. En 2002, il est l'auteur et interprète d'un one man show  joué 300 fois a Paris et en province. Son sketch le plus célèbre est alors  «le téléphone rose». Il présente alors une petite chronique quotidienne décalée sur la chaîne française NT1 puis revient en septembre 2006 à l'antenne d'Europe 1 dans l'émission présentée par Laurent Ruquier il n'est pas présent dans le studio, mais intervient chaque jour par téléphone, pour un faux duplex humoristique lié à l'actualité. Il a publié plusieurs romans.

 

Né en 1967 : Laurent LUYAT 

Journaliste sportif ; il présente actuellement stade 2. Il a passé son bac scientifique à Grenoble avant de s'installer à Paris et travaille sur France télévisions où il présente dès le milieu des années 1990 le journal régional de France 3 Alpes ainsi que la rubrique "Pics Puces" dans ce même journal. En 2000 il présente une émission en direct sur lesJeux Olympiques de Sidney. Plus tard, il présente le rendez-vous quotidien de la coupe du Monde de rugby 2003. et par la suite, il a animé en alternance l'émission stade 2. Aujourd'hui, il intervient lors de grands événements sportifs. Il a également présenté sur Europe 1 les vendredi et samedi du foot jusqu'en 2008. Il est de plus un très fervent supporter du GF38 dont son père a été le président dans les années 1970.Il est resté très présent dans la vie sportive grenobloise.

 

Sinsemilia

Sinsé, est un groupe de reggae engagé originaire de Grenoble formé en 1990. Le nom du groupe évoque les plants de cannabis « sensimilia », plans femelles non  fécondées par un mâle.

C'est en 1991 à l'occasion de la fête de la musique que le groupe choisit pour le premier concert ce nom en référence à l'album de reggae Sinsemilia de Black Uhuru. Ce premier concert en amorcera plus de mille, et plus d'un million d'albums auront été vendus 15 ans plus tard.

Depuis le succès de leur dernier album et du single tout le bonheur du monde, sinsemilia aura permis une certaine médiatisation du reggae français.

Le dernier album sorti en janvier 2009  marque le retour du groupe à ses racines, très critique sur la société. En 2005, alors que leur titre Tout le bonheur du monde connait un énorme succès, ils sont invités par la rédaction de France 2 pour le journal télévisé de 13h. Ils débutent alors, comme prévu, leur prestation en entamant leur tube, mais l'interrompent rapidement pour enchaîner sur Bienvenue en Chiraquie, chanson très engagée politiquement ce qui provoquera un petit scandale médiatique.

 

 

 



17/01/2010
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