Deux grenoblois dans le sud

Deux grenoblois dans le sud

L'habitat basque typique...

    

 

 

Dans l'héritage basque, la maison occupe une place de choix. Chaque propriétaire y porte donc le plus grand soin. Dénommée "Etxe" en langue basque, ces grandes bâtisses blanches et rouges à colombages donnent au Pays Basque ce petit supplément d'âme : les façades sont donc recouvertes de chaux blanche, et ces maisons sont particulièrement bien entretenues.

 

Quitte à en décevoir certains, le rouge des façades basques n’a jamais été fabriqué à partir de sang de bœuf mais ce rouge provient de l’oxyde de fer, d’une réaction chimique. Dans les temps anciens, les façades n’étaient pas peintes, on laissait les pans de bois dans leur couleur naturelle. Les premières maisons peintes datent du XIXe siècle. Sur la côte, on utilisait le reste des peintures navales qui servaient aux coques des bateaux.

 

Sur cette façade parfois le nom de la maison et sa date de construction sont fixés sur un linteau de bois, au-dessus ou à côté de chaque porte d'entrée.

 

Dans la société basque, les gens s'appelaient par le nom de leur maison, pas par leurs noms de famille. Auparavant, les maisons étaient à ossature de bois, d'où les colombages de couleur rouge, appelée "rouge cœur de bœuf ». Parfois les mairies autorisent la couleur verte voire bleue, mais c'est plus rare. Un avis d'un architecte des bâtiments de France peut aussi être demandé dans certains cas.

 

La maison labourdine (Bayonne, Urrugne, Sare, St Pée sur Nivelle, Hasparren...) : La façade principale présente des pans de bois apparents qui surplombent un rez-de-chaussée maçonné et percé d’un porche intérieur appelé « lorio ». Les murs sont blanchis à la chaux. L’exte est chapeauté par une toiture à deux versants peu inclinés afin d’offrir moins de prise au vent. Souvent, le toit est plus long d’un côté que de l’autre. Les volets ont eux aussi cette couleur rouge, devenu le rouge basque. A partir du 19ième siècle, apparaissent également des bleus très foncés et des verts profonds.

 

La maison bas-navarraise (Saint-Etienne-de- Baïgorry, Saint Jean-Pied-de-port, Bidache…) : Tout en pierre, son aspect architectural est plus sobre. Elle subit l’influence de la Navarre espagnole. Souvent, au niveau du grenier, long balcon de bois qui, bien abrité par l’avant-toit, sert surtout au séchage des récoltes. De beaux blocs de grès aux tons chauds encadrent les ouvertures.

 

La maison souletine (Mauléon, Tardets-Sorholus, Saint-Engrâce…) : Proche de l’habitat béarnais, avec un toit à quatre pentes bien inclinées, couvert de tuiles plates ou d’ardoises, d’un seul tenant avec plusieurs bâtiments autour d’une cour. Son volume est plus modeste qu’en Basse-Navarre ou en Labourd. Les murs sont, la plupart du temps, conçus avec des galets des gaves, des schistes et parfois de la brique. Au début du 20ième siècle la maison labourdine inspire les architectes qui « inventent » le style néo-basque. Ces derniers prennent quelques libertés avec la tradition. Ainsi, les ouvertures se multiplient, de nouveaux matériaux sont introduits, l’habitation prend de la hauteur…

 

Ce qui nous avons surtout remarqué, c'est la propreté des maisons, des jardins et des abords de chaque propriété. Tout est très bien entretenu et cette propreté est générale dans tous les villages et bourgs que nous avons traversés, y compris dans les campagnes reculées... C'est un ravissement pour les yeux...

 

Prochain article : le train de la Rhune.

 

Sources : l’habitat basque, étonnantes pyrénées, pays basque et Béarn.

 



22/09/2018
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