Deux grenoblois dans le sud

Deux grenoblois dans le sud

L'Abbé CALÈS, le peintre des montagnes

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Jean-Pierre Calestroupat, plus connu sous le nom d'Abbé Calès, est un peintre français, né à Vienne (Isère) le 31 août 1870 et mort à Tencin (Vallée du Grésivaudan, Isère) le 15 octobre 1961 : le peintre des montagnes

 

À 20 ans il est au Petit Séminaire du Rondeau où il reçoit les conseils de l'Abbé Laurent Guétal, mais sans en subir une influence marquante. C'est Philippe Charlemagne, lui-même élève de Jean Achard qui sera son maître.

 

Nommé dans un premier temps vicaire à Rives, puis curé à Hurtières, (chaîne de Belledonne, Isère) il arrive à la cure de Tencin en 1902, et il ne la quittera pas. “Je suis un peintre égaré parmi les soutanes” disait-il quand il se présentait car ce curé de Tencin était surtout peintre.

 

Il est connu pour ses paysages dauphinois. Son sujet de prédilection est la vallée du Grésivaudan, qu'il a peinte au fil des saisons. Toute sa vie il a peint, en Oisans, dans le Devoluy, à Marseille mais ce sont les paysages du Grésivaudan qu'il préférait. Il a peint toutes les lumières, celles d'hiver, crues et froides; celles du printemps, vives et colorées ; celles d'été dures et fortes ; celles d'automne, ses préférées. Ses sites choisis avec soin montraient souvent le fort contraste de la montagne et de la nature. Il affectionnait les bords de l'Isère avec ses chantournes et ses arbres, les contreforts de Belledonne d'ou l'on voit le mieux la Chartreuse, Tencin et les abords de son église.

 

C'était un personnage simple, rugueux, voire rustique. (ndlr : comme les vrais montagnards !). Il en a étonné plus d'un avec son langage direct et imagé ; sa verve lui a valu de solides inimitiés mais ses rares amis lui vouaient une immense admiration. C'était un personnage de légende et un esthète qui aimait la beauté de la vie.

 

Si son église était décorée, c'était aussi pour exposer ses oeuvres.

Si son atelier était extraordinaire, c'était pour que ses objets et ses animaux favoris y vivent.

S'il a eu des démêlés avec l'évêché, c'est que c'était un rude solitaire.

S'il jouait admirablement de l'orgue c'était par goût des concerts.

Si parfois il expédiait les messes en un quart d'heure, c'était pour aller chercher la bonne lumière.

S'il avait des voitures de sport, c'était pour rejoindre au plus vite ses paysages.

De son vivant il a eu une grande notoriété. Aujourd'hui on retrouve ses toiles chez bon nombre d'habitants de la vallée, dans des galeries, mais aussi dans des musées.          

 

Ses tableaux sont souvent panoramiques, travaillés au couteau par touches épaisses. Il peut être rapproché des impressionnistes ou des postimpressionnistes, mais aussi des fauves par ses couleurs exubérantes.

Plusieurs de ses tableaux se trouvent au musée de Grenoble.

 




02/11/2013
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