Deux grenoblois dans le sud

Deux grenoblois dans le sud

Apprendre à bien gérer son chien...

 

Maîtres de chiens, prenez le temps de lire le document qui suit, si vous vous sentez concernés par seulement un paragraphe, une ligne ou un mot de ce texte, il n'aura pas servi à rien...

On est beaucoup trop neuneu avec nos chiens et nos comportements sont bien souvent responsables des problèmes rencontrés avec eux. (aboiements intempestifs, fugues, destructions, agressivité,  jusqu'à morsure)

Les câliner à outrance, leur parler comme s'ils étaient des enfants, et être constamment sur leur dos à faire des mamours n'est pas leur rendre service… D'ailleurs, pour s'en convaincre, regardez les petits chiens (caniches, york, jack russell etc), bien souvent hyper dorlotés, hyper choyés, câlinés, ils sont très généralement des chiens hargneux, agressifs dont je me méfie beaucoup plus que d'un gros molosse de 60 kg… ce sont leurs maîtres qui en sont responsables… ce n'est pas ce que l'on veut pour nos animaux, alors gérons correctement, nous en serons récompensés… 

 

APPRENDRE A BIEN GÉRER SON CHIEN 

  

Votre chien n’est pas «mon bébé chéri», ni  «mon toutou à moi», ni une «peluche», c’est un chien ! Apprenez donc à le gérer en tant que chien et sortez vous de la tête vos à prioris, croyances, mauvaises attitudes et certitudes… ! 

  

Qu’est ce que l’anxiété de séparation 

  

Destructions du mobilier, des murs, des portes, des effets personnels... aboiements intempestifs, hurlements, pleurs…  C'est une grande cause d'abandons de chiens et il est difficile de convaincre les victimes de tels dégâts que ce problème peut trouver sa solution... 

 

Anxiété de séparation. : Terme regroupant tous les comportements néfastes du chien en l'absence des maîtres : Destructions, défécations, jets d'urine, fugues, aboiements incessants, hurlements qui sont les manifestations de cette anxiété. Ce sont aussi des chiens anxieux en règle générale qui s'adonnent fréquemment à des activités de substitution comme le léchage des pattes par exemple. Ce n'est pas une maladie mentale, pas une tare ni un "défaut de la race". C'est un problème qu’il faut régler mais dont les conséquences sont toujours désastreuses. Ce sont les dégâts répétés, la lassitude du maître, l'exaspération de l'entourage, du voisinage et le manque d'information qui mènent à l'abandon. 

 

L'anxiété de séparation est facile à prévenir, est guérissable. Nous les humains avec nos actions et émotions restons la grande cause du problème. Si nous en sommes la cause, nous en sommes également la solution. 

 

Détachement 

  

En général, on veut un chien tout petit, et de façon inadéquate on retire les petits à leur mère trop tôt sans se demander s'il lui restait deux ou trois choses à enseigner à sa progéniture. Dans son coin, la mère se dit : "mince j'ai pas eu le temps de leur apprendre le détachement. Mais bon, les maîtres lui apprendront eux mêmes… ". Erreur ! Le détachement, ce fameux travail que ne peuvent plus faire les chiennes tant nous sommes pressés consiste en cela : la mère repousse les chiots (qui jusque là restaient collés à elle) elle les ignore un certain temps et les laisse se débrouiller seuls. « Vas vivre ta vie arrête de me suivre comme un petit chien »… c’est le détachement… Lorsqu'on pose la question aux maîtres dont les chiens font des dégâts ou fuguent ou aboient : où se trouve le chien lorsque vous êtes aux toilettes ? "Euh, ben, derrière la porte" (ça ne rate jamais !) Quand les maîtres sont présents, ce sont des chiens que l'on dit «collants», qui sont toujours avec leur maître et qui sollicitent sans arrêt des petites attentions. Qui n’a jamais dit ou entendu «mon chien, c’est de la glu» ? A l’extérieur, en promenade, ce sont des chiens qui ne s'éloignent pas trop de leurs maîtres et qui ont toujours besoin d'un contact visuel avec eux. Si vous vous rendez compte que votre chien vous suit partout, dès que vous vous levez, même lors de sa sieste, il y a de fortes chances qu’il souffre d'hyper-attachement.  

  

Le premier pas consiste à lui apprendre, s’il ne les connaît pas encore, les ordres de base de l’obéissance : « Assis ! », « Couché ! », « Reste ! » et « Viens ! ». Car la cause principale de l’anxiété de séparation est le lien étroit qui unit le chien à son maître, qui lui permet de faire tout ce qu’il veut et de disposer de lui à tout moment de la journée. Le dresser à l’obéissance, comme tous les autres exercices que nous vous suggérons, sert à rééquilibrer les rapports tout en permettant au maître de reprendre les choses en main. 

 

Comme préambule à tout travail, il faut opérer ce détachement, et pour ce il suffit de respecter quelques règles, mais de les respecter scrupuleusement et sérieusement, il en va du comportement de votre animal, et pas seulement quand vous serez absent  : 

 

-ne plus le laisser accéder à toutes les pièces, notamment interdire les chambres (à fortiori, votre chien ne dort pas dans votre chambre, ne monte pas sur votre lit et pire encore, ne dort pas sur votre lit…) 

-arrêter de le caresser à tout bout de champ. 

-arrêtez de lui parler pas comme s'il pouvait répondre 

-ne plus le laisser assister aux repas. 

-installer son couchage aussi loin que possible des pièces où vous dormez et mangez. 

 

Bref, lui conférer moins d'importance et le traiter plus froidement (ça ne durera pas toute la vie…).  Quand vous êtes à la maison, il peut être utile d’ignorer le chien pendant une heure. S’il s’approche pour recevoir des caresses, ne le regardez pas, ne le touchez pas et ne lui parlez pas ; s’il insiste, renvoyez-le d’un geste ostentatoire. Cet exercice sert à réduire l’attachement du chien pour son maître. 

 

Castration sociale  :C'est un terme employé par les spécialistes du comportement canin. Il désigne l'action déjà entamée au paragraphe précédent. Chez les canidés, seul le groupe dominant a accès à tout le territoire. D'ailleurs, le groupe dominant contrôle les déplacements et interdit certains accès aux subordonnés. Il contrôle aussi l'accès à la nourriture et ne supporterait pas qu'un subordonné mette son nez dans une assiette de dominant.  En famille, ce schéma est rarement respecté. Le chien participe à toutes les activités du groupe dominant (vous) et se vautre allégrement dans des endroits auxquels seuls les dominants auraient accès (par exemple le canapé ou votre lit, ça vous parle ?). Les consignes données plus haut permettent déjà de "marginaliser" le chien par rapport au groupe dominant (toujours vous). Cette marginalisation doit être accentuée par un programme d'obéissance. Les résultats d'un tel programme permettront de réussir la castration sociale. Le chien ne s'identifiera plus au groupe dominant (vous) et n'en supportera que mieux la séparation. 

 

Solitude  :On s'en persuade trop facilement : le chien ne supporte pas la solitude, voila pourquoi il détruit tout. C'est faux ! La solitude, ce n'est pas ce qui déclenche le stress. Ce qui met votre chien dans tous ses états, c'est la séparation de la personne à laquelle il est le plus attaché. Il faut donc, en famille, trouver la personne qui suscite cet état d'hyper-attachement. 

 

Hyper-attachement  : Cet état n'est pas agréable pour le chien, il s’agit même d’une véritable souffrance. Il n’est pas agréable non plus pour le maître qui en subit les conséquences, il faut dont trouver une solution. Il faut agir lentement mais durablement sur les causes de cet état d'hyper attachement et donc combattre les effets du stress en s’attaquant à la cause.  

 

Déritualisation :  Quelles sont les principales activités de votre chien : manger, faire pipi-caca, se promener, jouer, dormir... Mais durant son temps de veille, quelle activité l'occupe le plus longtemps ? il est indéniable que nos chiens occupent 98% de leur temps de veille à nous observer ! ils nous suivent, nous épient, prêtent une signification au moindre de nos gestes, les anticipent souvent. Lorsque nous vérifions que les clés de la voiture sont bien à leur place, c'est le signe d'un départ imminent. Le chien connaît ce rituel. De la douche au café, puis le brossage de dents, le choix des habits, tout ! il connaît tout par cœur ! Et son stress ne fait qu'empirer à mesure que nous nous préparons, comme d'habitude. 

 

La déritualisation consiste à simplement déplacer les indices du départ. Rien ne vous empêche de vérifier que les clés de la voiture sont bien à leur place avant de regarder le film du soir, de déposer le sac à main dans le couloir avant d’aller se coucher, de prendre un jour le café avant la douche et le contraire le lendemain etc.… Toutes les astuces sont bonnes, pourvu qu'elles participent à noyer les rituels annonciateurs du départ. Il faut créer la confusion. 

 

Le maitre s’en va : il s'assure que certains objets sont hors d'atteinte, qu'il y a de l'eau dans la gamelle. Il allume un fond de radio afin de tranquilliser le pauvre animal. En partant, il lui fait une petite tape en intimant "sage, hein ! bon chien" mais le maître a tout faux. S'il veut s'en sortir, dès aujourd'hui il ignorera son chien au moins 20 minutes avant le départ. S'il doit allumer la radio, il le fera bien longtemps avant de partir. Aucune vérification de gamelle et aucun "au revoir" ne devront ponctuer son départ, pas même un regard. Cela vous semble trop dur ? Eh bien il faudra en faire autant à votre retour. Pas de caresses, pas d'engueulades même si les dégâts persistent. On vaque à ses occupations, on se grille une clope ou on passe un coup de fil, l'important est de ne pas prêter la moindre attention au chien et donc de ne pas le regarder. Lorsque celui ci en aura pris son parti, sera calmé et posé (en général il retourne à sa place), on pourra enfin s'étonner de sa présence à nos côtés. Tiens, un chien ! J'avais oublié que tu étais là... ! A partir de là on s’occupe de lui, on l’emmène balader, on le câline etc 

 

 

Devant l'objet du délit : C'est systématique, les maîtres relatent les destructions de leur chien en nous assurant qu'il "sait qu'il a fait une bêtise". La preuve, il a son air de "je vais encore m'en prendre une". C'est franchement lassant, car il faut alors expliquer pour la énième fois de quelle façon le chien utilise sa mémoire. C'est un exercice pénible car les certitudes du maître sont soutenues par une attitude du chien qui prête vraiment à confusion : il est là, tout penaud, au milieu des dégâts qu'il a faits, tout juste s'il ne s'excuse pas. Alors forcément, il sait pourquoi on l'engueule ! Hélas, logique d'humain n'est pas logique de chien. 

En cas de dégâts, la réprimande ne peut s'effectuer que sur le fait, en flagrant délit! Cinq minutes plus tard, c'est râpé. Aucune corrélation entre la réprimande et l'objet du délit. Réprimander le chien pour ses dégâts de la journée est donc une attitude néfaste augmentant le stress de l'animal et induisant la crainte du maître. Persister dans cette attitude peut être cause de sévères troubles du comportement. 

  

Pensant rassurer nos chiens, nous leur laissons souvent la jouissance de toute la maisonnée, de toute ou grande partie de l'appartement Ce scrupule nous honore mais il est vecteur de stress pour le chien. Une pièce de dimensions modestes est préférable, car plus sécurisante pour lui. Il ne s'agit pas seulement de s'épargner des dégâts ailleurs mais bien de "rassurer" le chien en ne lui laissant qu'une pièce, aussi réduite que possible. L'idéal serait une pièce que nous ne fréquentons pas en permanence afin qu'un minimum d'objets puisse rappeler la présence de l'être d'attachement. Evitons donc salons et chambres. La cuisine s'y prête assez, une arrière-cuisine est idéale tout comme le fond du couloir. La salle de bains n'est pas mal non plus. Enfin bon, on fait avec ce que l'on a pourvu qu'on sache pourquoi. Au fait, rappelez vous, avant notre ère ultra moderne et nos attitudes déstabilisantes pour nos animaux, les chiens n’avaient ils pas des espaces restreints, bien à eux, avec leur gamelle, leur nonos…  comment appelait on cela déjà ? Ah des niches, c’est ça, des niches et elles ne faisaient pas 100 m2… 

 

Comment sanctionner les destructions en notre absence  : Nous avons admis que le chien ne peut être réprimandé que sur le fait. Cela induit qu'il faut être présent. Le chien détruit en notre absence donc, impossible de le réprimander. En fait, peu importe la réprimande du maître. Nous allons donc user de ruse, en piégeant la maison ; Ces pièges ne sont pas dangereux (tapettes à souris sans leur pointe, élastiques et répulsifs). 

 

Habilement disposés, ces gadgets permettront de créer des associations négatives. Le chien est réprimandé en l'absence du maître par la tapette à souris (elle lui pince le nez alors qu'il tentait de soulever le couvercle de la poubelle). Du coup, la poubelle jusque là si "positive", devient un objet belliqueux ! S'il persiste malgré la première tapette, une seconde lui claque la truffe alors qu'il fouissait dans le sac à détritus. Résultat : poubelle = mauvaises surprises ! Le chien l'associe vite à l'effet désagréable provoqué par les pièges et cesse d'évacuer son stress en fourrant son nez à cet endroit. (A la place de la tapette, vous pouvez enduire la poubelle de répulsif pour chien, le résultat sera semblable). 

 

Le piégeage de la maison est une activité très ludique. Bien sûr, le stress devra tout de même trouver un exutoire, nous lui en fournirons un  ou plusieurs : une corde à noeuds (en vente au rayon pour animaux) est le jouet idéal. Elle permet au chien de "dilacérer" (arracher des fibres). C'est un besoin naturel que nous allons satisfaire et même encourager. La corde à noeuds doit devenir son jouet favori. Pour cela, enduisez la d'une substance appétissante (en frottant des croquettes ou du "bouillon kub" dessus) et incitez-le fréquemment à s'en saisir. En votre absence, il est fort probable que le chien préfère sa corde à noeuds (parfum croquettes) que les tapettes à souris qui lui sautent à la gueule dès qu'il touche au mobilier ou l’odeur désagréable du répulsif. Ce jouet offre aussi l'avantage de ne ressembler à aucun autre objet de la maison. L'alcool à 90°, pulvérisé sur les pieds de meubles et chambranles de portes vous épargnera les arrachages de bois (fréquents car ils satisfont le besoin de "dilacération"). 

 

A l'Américaine ; Les Américains ne rencontrent pas tous ces problèmes. Leur truc est simple : lorsqu'un chiot est vendu, les propriétaires se fournissent une cage de transport aux dimensions du chien adulte. Cette cage devient le lieu de couchage de l'animal. On y installe une couverture, un récipient d'eau et quelques jouets. Du fait de ses dimensions, le chien s'y trouve en sécurité, elle devient même un refuge. Il ne la souille pas d'excréments, car le chien ne souille pas son environnement immédiat. De temps en temps, les maîtres referment la porte de la cage. Une poignée de minutes suffit. Le chien s'habitue ainsi à être "enfermé", même en présence des maîtres. Lorsqu'ils s'absentent, ils ferment à nouveau la porte, s'assurant ainsi de retrouver la maison "en l'état". Le chien s'y habitue encore. Bientôt, ils n'auront même plus à enfermer le chien lorsqu'ils partent car, naturellement, il y trouve refuge en cas de stress. Cette "thérapie par la cage" choque un peu les latins que nous sommes. Les scrupules sont mal placés car elle s'avère très efficace, quel que soit l'âge du chien. La seule difficulté de ce travail consiste à rendre la cage agréable au chien. Il faut l'inviter à y prendre ses repas, l'inciter à y dormir, le féliciter lorsqu'il y pénètre et l'habituer graduellement à être enfermé puis libéré en notre présence. 

 

Une autre méthode : Le bluff : Une autre méthode permet de bons résultats. Elle est assez semblable à celle des " faux départs". Jusque là, nous apprenons à nos chiens à ne pas manifester de stress en notre absence. Eh bien cette fois, nous allons lui laisser croire que nous ne nous absentons jamais. Voici comment procéder : régulièrement, le soir après le boulot ou bien durant les week-ends, nous allons enfermer le chien dans la cuisine (ou une quelconque pièce munie d'une porte pleine). Dès que vous aurez refermé la porte, allumez une radio posée contre la porte et disposez un linge portant votre odeur au pied de la porte. Cet enfermement ne durera pas plus de cinq minutes pour débuter. Au terme de ce délai, on éteint la radio et on libère le chien (sans transports affectifs, merci). On peut répéter l'opération quatre à cinq fois en une soirée. Le volume de la radio doit être assez élevé pour masquer les bruits ambiants. Vous l'avez compris, le but du rituel est d'habituer le chien à rester seul dans une pièce en lui laissant croire que vous êtes toujours à la maison (c'est d'ailleurs le cas lors des "répétitions"). 

 

N'hésitez pas à entrer précipitamment s'il manifeste le moindre énervement et intimez l'ordre : vas coucher ou à ta place ! Dans la mesure ou vous manifestez suffisamment votre présence, le chien croira bien vite que : « je suis dans la cuisine + j’entends la radio = mon maître n'est pas loin, prêt à me passer un savon si je m'énerve. ». Le volume de la radio posée contre la porte vous permettra vite de vous éclipser de la maison sans que le chien vous entende. Pour lui, vous serez toujours à la maison, prêt à le réprimander s'il se manifeste. Comme les autres, cette méthode demande un minimum de patience et une bonne série de répétitions. Elle offre l'avantage de vous épargner la déritualisation traitée plus haut. En effet, rien ne vous empêche d'enfermer le chien durant vos préparatifs de départ, avec sa radio allumée, il n'entendra même pas le rasoir électrique. 

 

En bref, résumons. 

  

-Ne plus lui laisser tout l'espace : interdire certaines pièces, dont impérativement les chambres. 

-Ne pas lui parler comme s’il pouvait répondre… utiliser la gestuelle pour donner les ordres (montrer sa place, vous taper sur la cuisse pour le faire venir à vous sans parler). 

-Le traiter plus froidement, l'ignorer (l’ignorer impérativement en rentrant à la maison, en partant de la maison, et quand il vient à vous pour réclamer des câlins ou la gamelle). 

-Ne le caresser que lorsqu'il exécute un ordre, ne pas le caresser quand c’est lui qui vient à vous. Par contre, quand il est calme l’appeler pour lui faire un câlin, c'est toujours vous qui devez initier le contact avec le chien. 

-Installer son couchage dans une pièce réduite. 

-Fermer les portes à chaque fois que vous quittez la pièce où il est pour qu’il s’habitue à y être seul. 

-Ne pas entrer dans la pièce quand il pleure ou hurle, attendre un moment de calme pour entrer (il associera progressivement «ma maitresse entre quand je suis calme, elle ne rentre pas quand je pleure »). 

-Déritualiser le départ, ne pas faire les mêmes gestes aux mêmes heures. Ne plus le calculer au moins 20 mn avant le départ et ne plus le regarder même du coin de l’œil… 

-L'ignorer à votre retour, ne pas le laisser faire la fête (marcher dans la maison, ouvrir des placards, etc… bouger jusqu’à ce qu’il se pose à sa place ou ailleurs, jusqu’à ce qu’il ne suive plus et qu’il ne gémisse plus). 

-Ne pas ouvrir la porte pour qu’il sorte dans le jardin dès votre arrivée (c’est déjà s’occuper de lui), attendre qu’il soit calme et posé, qu’il ne jappe plus et l’appeler pour sortir. 

-Ne pas le laisser assister aux repas. 

-Le laisser manger seul et après-vous (ne pas s’approcher, ne pas le déranger). Eviter de lui donner la gamelle tous les jours à la même heure, c’est aussi un rituel. 

-Faire de l'obéissance pour avoir une réponse immédiate aux ordres simples : assis couché, au pied, pas bouger, tu te tais etc 

-L'enfermer par courtes périodes dans sa pièce et le laisser seul. 

-Lui laisser son jouet couvert d’une bonne odeur. Vous pouvez acheter un jouet à démonter pour trouver une friandise dedans, excellent pour lutter contre le stress, mais il trouvera vite la solution, l’idéal est de tapisser l’intérieur de son jouet avec un fromage type samos et mettre un ou deux samos congelés à la place d’un biscuit… Il passera beaucoup plus de temps à jouer avec… le temps de la décongélation totale… 

-Faire de faux départs par périodes croissantes en pensant à ne rentrer que s’il ne pleure pas et ne pas le calculer en rentrant, vaquer directement à vos occupations. 

-Ne pas le laisser sortir avant vous d’un endroit : lui bloquer l’accès et refermer la porte tant qu’il ne s’assoit pas, sans le regarder. Quand vous êtes sorti en premier et qu’il est calme et assis, invitez le à sortir (ou à entrer) à son tour par un geste et intimez lui l’ordre de s’asseoir. Pour vous persuader que cette situation est impérative à pratiquer, imaginez que derrière votre porte il y a une route à grande circulation, vous ne le laisseriez pas sortir en premier et se ruer dans la rue ? vous sortiriez d’abord en prenant soin de le faire sortir après vous non ? 

-La nuit, habituez le à rester seul dans « sa pièce » en fermant les portes, il ne doit pas pouvoir vous rejoindre. 

-Si lorsque vous êtes à la maison votre chien se couche systématiquement près de vous et vous suit partout ou vous vous déplacez (il a besoin de contact visuel), envoyez le à sa place de manière à ce qu’il s’habitue en votre présence à ne pas vous voir tout le temps. 

 

Il va sans dire qu’il est nécessaire, lorsque vous êtes présent, de vous occuper de voter animal en lui faisant faire de longues promenades antistress à la campagne, jouez avec lui et laissez-le courir en toute liberté ; cela servira à décharger sa tension et à renforcer les liens qui vous unissent, sans pour autant augmenter la dépendance. 

 

Il existe également un produit efficace pour aider votre chien à gérer son stress : le diffuseur ADAPTIL. Il disperse dans l’air de la pièce de l’apaisine canine. C’est un phéromone d’apaisement qui est habituellement sécrétée par la mère pendant les quelques jours qui suivent la mise bas pour rassurer ses bébés. Ces phéromones rassureront votre chien, moduleront son état émotionnel et diminueront son stress. 

 

Je sais, vous allez penser que tout cela est difficile, car on veut un chien pour l’aimer lui faire des câlins et en recevoir mais si vous respectez ces commandements, vous atténuerez le stress de votre chien, vous épargnant ainsi les désagréments qu'il induit, et vous aurez d’autant plus de facilité à le gérer dans d’autres circonstances (présence d’autres chiens, arrivée d’étrangers chez vous…). Vous pourrez le câliner autant que vous voudrez lorsqu’il ne manifestera plus de stress lors de vos départs… (sans retomber dans les excès, merci, sinon tout sera à reprendre…). 

 

Courage… très franchement ça vaut le coup de prendre un peu sur soi pour le bien être de votre animal plutôt que de continuer à le traiter égoïstement comme vous aimez VOUS, et à subir les conséquences de son mal être… qui deviendra bien vite votre mal être… 

 

Sources : Texte diffusé par la SPA, revu corrigé et complété avec l'aide d'un dresseur comportementaliste canin et de vétérinaires… 

 

 



10/01/2017
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